BULL
- Sly Leon
- 29 déc. 2024
- 6 min de lecture
Découvrez Bull pour sa plongée brutale et réaliste dans la vengeance, portée par la performance magistrale de Neil Maskell et la mise en scène viscérale de Paul Andrew Williams. Un récit sombre, dérangeant, mais captivant, parfait pour les amateurs de thrillers intenses et authentiques.
Un film méconnu, pourquoi ?
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BULL
Un film de Paul Andrew Williams
Année : 2021
Titre original : Bull
Sorti le : 18 mai 2022 en DVD & Blu-ray
Durée : 1h 30min / 122 min
Genre(s) : Drame, Thriller
Scénario : Paul Andrew Williams
Nationalité(s) : Britannique
Société(s) de production : Giant Productions, Tea Shop Productions, Signature Films, Signature Entertainment, Particular Crowd
Distributeur : esc
Récompense(s) : Néant
Attention : Violence
Interdit aux moins de 12 ans
Thématique et sujets abordés | Les émotions |
Vengeance, Trahison, Paternité, Perte d'un être proche, Justice personnelle | Tension, Empathie, Horreur, Admiration |
Retrouvez les stars : Neil Maskell, David Hayman, Tamzin Outhwaite, Lois Brabin-Platt
Le synopsis :
Bull revient mystérieusement chez lui après dix ans d'absence pour se venger de ceux qui l'ont trahi il y a des années.
Pour voir ou revoir
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La bande annonce
L'analyse de Sly

Bull, de Paul Andrew Williams - 2022
ATTENTION SPOIL ALERT !
Si vous n'avez pas vu le film, ne lisez pas ce qui suit...
Une plongée brutale dans le désespoir.
Paul Andrew Williams, réalisateur britannique au style éclectique, s’est fait remarquer avec des œuvres allant du drame intimiste (London to Brighton, 2006) à la comédie douce-amère (Song for Marion, 2012). Connu pour sa capacité à explorer des thématiques humaines complexes dans des genres variés, il montre une aisance remarquable à passer d’un registre à l’autre. Avec Bull (2021), il revient à une veine plus sombre et viscérale, confirmant son talent pour le réalisme cru et l’exploration de personnages torturés.
Bull raconte l’histoire d’un ancien homme de main, Bull (Neil Maskell), qui revient dans sa ville natale après une disparition de dix ans. Il est en quête de vengeance contre ceux qui l’ont trahi, en particulier son ancien patron et beau-père, Norm (David Hayman). À travers une série d’actes violents, Bull cherche à régler ses comptes tout en découvrant ce qui est arrivé à son fils, dont il a été séparé.
Une atmosphère suffocante portée par Neil Maskell
Le film repose en grande partie sur les épaules de Neil Maskell, dont la performance est à souligner. Habitué des rôles intenses (Kill List, Utopia), Maskell incarne un homme rongé par une rage froide et un désespoir palpable. Son interprétation donne une profondeur à un personnage qui aurait pu être réduit à un simple archétype. Il réussit à capturer à la fois la violence brute et la vulnérabilité d’un père brisé, évoquant des comparaisons avec Paddy Considine dans Dead Man’s Shoes (2004). Cette humanité complexe, mêlée à une froide détermination, rend Bull captivant et effrayant à la fois.
Une violence stylisée mais justifiée...
La mise en scène de Paul Andrew Williams frappe par sa brutalité réaliste. Les scènes de violence, bien que graphiques, servent avant tout à souligner l’ampleur de la trahison et de la souffrance des personnages, c'est une violence stylisée mais justifiée.
Cette approche rappelle l’esthétique crue de Blue Ruin (2013) de Jeremy Saulnier, où la violence est moins un spectacle qu’un moyen de souligner le poids émotionnel de la vengeance. Williams, cependant, ajoute une dimension presque clinique à ses scènes les plus sombres, renforçant l’immersion du spectateur dans cet univers impitoyable.
Une approche singulière de la vengeance...
Contrairement à des films plus spectaculaires comme John Wick ou Taken, qui glorifient la vengeance à travers des héros quasi invincibles, Bull adopte une approche plus terre-à-terre, avec un goût amer d'incompréhension dans sa première moitié et un savoureux mélange de désespoir, de suspense et de violence attendu comme fil conducteur.
L'arc narratif se concentre sur les motivations psychologiques et les conséquences morales des actes de son protagoniste, le rapprochant davantage de films comme Dead Man’s Shoes. Ce choix donne à Bull une authenticité rare, mais limite aussi son attrait auprès d’un public habitué à des récits plus héroïques et cathartiques.
Pourquoi Bull est resté dans l’ombre ?
Malgré ses qualités, Bull n’a pas rencontré un large succès. Plusieurs facteurs expliquent cette discrétion :
Un marché saturé de thrillers violents : Avec la popularité de films comme Nobody, les récits de vengeance sont devenus un genre prolifique. Bull, avec son rythme lent et son réalisme implacable, peine à se démarquer.
Une distribution limitée : Le film n’a bénéficié que d’une sortie restreinte, principalement au Royaume-Uni, avec peu de promotion internationale.
Un ton sombre et dérangeant : L’absence d’un message réconfortant ou d’un héros charismatique a pu rebuter une partie du public. Contrairement à des récits de vengeance plus accessibles que j'ai déjà citer, Bull plonge dans un désespoir sans concession.
Un film à la croisée des genres !
Des thématiques intemporelles, Williams explore ici, avec une intensité troublante, la famille puis la trahison, l'envie de vengeance en passant par le désespoir de retrouver un être cher. Le tout, merveilleusement orchestré dans un rythme en demi-teinte.
Le cadre, profondément britannique et les personnages complexes, donnent au film une authenticité qui le distingue. Un film d'auteur, à la croisée des genres !
À bien des égards, Bull s’inscrit dans la lignée de Blue Ruin ou Dead Man’s Shoes, tout en ajoutant sa propre touche singulière grâce à la direction précise de Williams et la belle performance de Neil Maskell.
Verdict : un diamant noir à découvrir
Bull est un thriller qui mérite une plus grande reconnaissance.
La réalisation de Paul Andrew Williams est précise, combinée à l'interprétation remarquable de Neil Maskell, on se retrouve avec une œuvre marquante pour les amateurs de récits sombres. Sa brutalité réaliste et son exploration des motivations humaines profondes le distinguent de nombreux autres films du genre. Pour ceux qui recherchent un récit à la fois captivant et dérangeant, Bull est une pépite noire à découvrir.
Sylvain Léon
Le 29 décembre 2024
Une appréciation personnelle de 13/20, une tension
Les avis de Zap & Mat
Zap et Mat débattent sur Bull
Zap, Mat, que se passe t il ?

Ah, encore un thriller soi-disant réaliste ! Franchement, si je veux voir un film de vengeance, je préfère John Wick. De l’action non-stop, des chorégraphies dingues, et au moins, je m’amuse. Là, avec Bull, c’est juste déprimant. La violence est tellement crue que ça m’a coupé l’envie de popcorn. Un héros sans panache, des coups de couteau dans le noir, et zéro explosion ? Non merci.
Mais c’est ça qui fait la force de Bull, Zap ! Ce n’est pas une danse stylisée, c’est une descente dans l’enfer de la trahison et du désespoir. Neil Maskell est incroyable dans ce rôle. On sent toute sa souffrance et sa détermination. C’est brut, c’est viscéral, et surtout, c’est crédible. Ce n’est pas juste du spectacle, c’est une vraie plongée psychologique. Et honnêtement, ça change des films où le héros survit miraculeusement à 50 balles dans le dos.

Ok, crédible peut-être, mais on va au cinéma pour rêver, pas pour déprimer. Si je voulais voir des truands se déchirer dans un coin paumé, je regarderais un documentaire. John Wick, Taken, Nobody : voilà des films qui te donnent envie de te lever et d’applaudir. Avec Bull, j’ai juste eu envie d’aller me coucher.
Tu vois, c’est là qu’on est différents. Pour moi, Bull te secoue parce qu’il ne te donne pas ce confort. C’est un film qui reste en tête, qui te fait réfléchir. Il n’y a pas de héros invincible, juste un homme brisé qui cherche à réparer l’irréparable. Et cette approche presque documentaire sur la vengeance, c’est ce qui le rend unique. C’est peut-être pas un blockbuster, mais c’est du cinéma qui marque.Tu vois, c’est là qu’on est différents. Pour moi, Bull te secoue parce qu’il ne te donne pas ce confort. C’est un film qui reste en tête, qui te fait réfléchir. Il n’y a pas de héros invincible, juste un homme brisé qui cherche à réparer l’irréparable. Et cette approche presque documentaire sur la vengeance, c’est ce qui le rend unique. C’est peut-être pas un blockbuster, mais c’est du cinéma qui marque.

En bref, c’est pas fait pour les amateurs d’action comme moi. Alors que toi, tu veux des drames psychologiques. Eh bien, chacun son truc.
Mais ne compte pas sur moi pour regarder ce genre de films plombant un samedi soir.
Parfait, plus de temps pour moi de savourer ce genre de pépites. Et toi, amuse-toi bien avec tes explosions CGI.
La notoriété
Les informations concernant son budget de production ne sont pas publiquement disponibles, ce qui rend difficile une évaluation précise de sa rentabilité.
Bull, réalisé par Paul Andrew Williams, est un thriller britannique de 2021 qui, malgré des critiques positives, n'a pas atteint une notoriété internationale significative.
IMDB 6.5/10 | ALLOCINE 2.7/5 |
METACRITIC 7.1/10 METASCORE de 72/100 | SENSCRITIQUE 6.4/10 |
ROTTEN TOMATOES 3.6/5 100% d'avis positifs (10 avis) | CINETRAFIC 3.2/5 |
Résultat au box office
Budget : .. M$
Recette : 17 704 $
Rentabilité : ? %
Présent dans plusieurs FLOP Listes

Flop commercial 2022
Dans la FLOP Liste des Thrillers Britannique NON RENTABILISÉ
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