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LA VÉNUS À LA FOURRURE

  • Mathilde E.
  • 26 juin 2014
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 janv.

Un huis-clos intimiste troublant !


Affiche du film, La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski - 2014

LA VÉNUS À LA FOURRURE

Un film de Roman Polanski

  • Année : 2013

  • Titre original : Venus in fur

  • Sorti le : 13 novembre 2013

  • Durée : 1h 33min / 93min

  • Genre(s) : Comédie dramatique

  • Nationalité(s) : Français

  • Scénario : Roman Polanski, David Ives

  • Adaptation de la pièce de David Ives Inspirée du roman de Leopold von Sacher-Masoch

  • Distributeur : Mars Distribution

  • Récompense(s) : 1 prix et 10 nominations



Tous publics



Thématique et sujets abordés

Les émotions

Rapports de pouvoir et domination, Théâtre et mise en abyme, Séduction et manipulation, Féminisme et misogynie, L’art et l’artiste

Intrigue et fascination, Malaise et provocation, Admiration et respect, Émerveillement intellectuel


Retrouvez les stars : Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric...


Le synopsis :

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…



Pour voir ou revoir

Disponible en VOD sur Apple TV



La bande annonce




Une analyse signée Mathilde Esperce

La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski - 2014

| Copyright Mars distribution


La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski - 2014



Des acteurs au sommet de leur art...


​Deux acteurs prodigieux, un huis clos intimiste –sous toutes ses coutures- et une ambiance confinée, secrète, enivrante. C’est la recette qu’exploite Roman Polanski à travers La Vénus à la Fourrure, drame directement inspiré du roman éponyme de Leopold Von Sacher-Masoch. Ne vous arrêtez pas au nom de famille de l’auteur, dont les plus observateurs auront fait le lien avec le masochisme. Ici, Polanski nous offre une magistrale mise en abyme qui ne se cantonne pas qu’aux jeux des acteurs prodigieux.

Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric sont au sommet de leur art. Ils incarnent différents personnages grâce à un entrelacs de rôles qu’ils iront jusqu’à s’échanger dans l’acmé finale qui ne sera pas du goût de tout le monde. Polanski met donc en scène deux personnages diamétralement opposés : Thomas Novachek, l’adaptateur d’une pièce dont il cherche désespérément les deux acteurs principaux, et Vanda Jourdain, comédienne un peu gourde, d’apparence peu cultivée et au vocabulaire un peu trop moderne. Mais encore une fois, il vaut mieux faire abstraction du manichéisme qui nuance les deux personnages. Là n’est pas l’intérêt principal, dans la mesure où les rôles évolueront, s’échangeront… En bref, apporteront autant de variations que de surprises à ceux qui sauront s’attarder sur la virtuosité de la dimension théâtrale que le film met délicieusement en exergue.


La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski - L'analyse de Mathilde sur La Vidéotek

Ainsi, La Vénus à la Fourrure fait à la fois référence au roman de Sacher-Masoch, à la pièce de David Ives qu’il a inspirée, à l’adaptation qu’en tire l’écrivain incarné par Amalric, et au personnage que joue Seigner. Tour à tour, les acteurs sont étiquetés ; Thomas Novachek (l’adaptateur/metteur en scène), Herr Kuchemski (héros du roman), Vanda Jourdain (comédienne qui le mitraille de « putain » et « genre »), et cette autre Vanda, muse ayant inspiré l’auteur de l’œuvre adaptée… Mais aussi la fameuse Vénus, dont le rôle sera tâtonné par les deux comédiens avec une aisance troublante. Si la polyvalence des acteurs est fascinante, la passion dont s’éprend le personnage d’Amalric pour la comédienne qui l’insupportait au départ l’est encore plus. Dès la première réplique entonnée d’une voix lascive, Emmanuelle Seigner est transportée, transformée, tout autant que son partenaire de jeu et que le spectateur envoûté par les gracieux atours de la Vénus. La métamorphose est radicale, et Polanski s’amuse à alterner scènes diégétiques appartenant au film lui-même, et séquences où les acteurs incarnent d’autres personnages dans cette mise en abyme qui excelle de simplicité.

Car les ingrédients ne sont pas particulièrement innovants : deux acteurs, un décor de théâtre, des répliques cinglantes, et un procédé stylistique qui consiste à jouer la comédie dans une comédie. Minimaliste, mais il fallait y penser ! Nul ne se départira de cette once d’admiration face à cette pointe d’audace risquée qui atteint son apogée au terme du film (une heure et demie qui s’écoule en un éclair). La chute ne pourra toutefois satisfaire tout le monde. Pour ma part, ce fut le détail en trop qui précipita l’œuvre de Polanski dans une estime moindre que celle que je porte à Stage Beauty (réalisé par Richard Eyre en 2004), également un pur chef-d’œuvre théâtral dont l’acmé vaut l’heure et demi la précédant.


Mais avant d’en arriver là, la Vénus à la Fourrure vaut réellement le détour, ne serait-ce que pour s’imprégner de l’atmosphère si particulière que l’on ne peut décrire qu’à ceux qui, ayant visionné le film, comprendront pourquoi la fin n’a pas une si grande importance tant le reste est… À couper le souffle.

​                                


Mathilde Esperce

Le 27.06.2014

Une appréciation personnelle de 14/20.




Et si on demandait les avis de Mat et de Zap ?


Mat, tu veux bien nous en dire un peu plus sur la Vénus à la Fourrure ?



Mat, petite mascotte du site la Videotek', qui donne son avis sur des films & séries

La Vénus à la Fourrure !

C'est une Exploration Captivante du Pouvoir et du Désir


Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, Les deux acteurs principaux offrent des performances puissantes et captivantes. Seigner, en particulier, brille par sa capacité à naviguer entre différents registres émotionnels, passant de la vulnérabilité à la domination avec une fluidité remarquable. Amalric, quant à lui, incarne parfaitement le metteur en scène intellectuel pris au piège de son propre jeu.

La maîtrise de Roman Polanski dans la mise en scène est évidente tout au long du film. Il parvient à maintenir une tension constante et à exploiter pleinement le cadre unique du théâtre pour créer une atmosphère claustrophobe et intense.


Vous allez passer une belle soirée ;)

Mat



Ok, et toi Zap, veux-tu ajouter un commentaire ?


Aaaahhhh, oui !


Zap, petite mascotte du site la Videotek', qui donne son avis sur des films & séries

La vénus à la fourrure est filmé dans un cadre unique, l'action se déroule exclusivement dans un théâtre et risque de sembler répétitif pour certains spectateurs. Bien que cela renforce l'intensité dramatique, cela peut également limiter la variété visuelle et la dynamique de l'intrigue.


L'approche est minimaliste, avec un casting réduit et une action limitée, La vénus à la fourrure pourrait ne pas plaire à tout le monde, en particulier à ceux qui préfèrent des récits plus expansifs et des mises en scène plus élaborées.


Le film est truffé de références littéraires et théâtrales qui peuvent ne pas être accessibles à tous. Ceux qui ne sont pas familiers avec le roman de Sacher-Masoch ou les subtilités du théâtre peuvent trouver certains aspects du film difficiles à comprendre ou à apprécier pleinement.


Sinon, La Vénus à la Fourrure brouille habilement les frontières entre la réalité et la fiction, incitant le spectateur à remettre en question ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Cette ambiguïté ajoute une couche supplémentaire de complexité et d'intrigue au récit.


C'est un film qui mérite d'être découvert !

Zap



La notoriété


La Vénus à la Fourrure est sorti le 13 novembre 2013 et a cumulé 264 029 entrées en France.


Sorti en 2013, La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, adaptation de la pièce de David Ives inspirée du roman de Leopold von Sacher-Masoch, s'inscrit dans la lignée des œuvres théâtrales et psychologiques du réalisateur. Ce huis clos mettant en scène Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric a séduit une partie des critiques grâce à son jeu d’acteurs intense et sa réflexion sur les rapports de pouvoir et de domination.

Sur le plan international, le film a trouvé un public principalement en Europe, notamment en France, où Polanski bénéficie d’un statut d’auteur respecté. Cependant, aux États-Unis et ailleurs, son audience a été restreinte, en partie à cause du sujet provocateur et des polémiques entourant le cinéaste. Malgré un accueil critique globalement favorable, La Vénus à la fourrure reste une œuvre de niche, prisée des amateurs de cinéma d’auteur et de récits intellectuellement stimulants, mais éloignée des succès grand public.

IMDB

7.2/10

ALLOCINE

3.9/5 

METACRITIC

7.4/10

METASCORE de 47/100 

SENSCRITIQUE

7.2/10

ROTTEN TOMATOES

3.7/5

72% d'avis positifs

CINETRAFIC

3.6/5

Résultat au Box-office :

Budget : 8M€

Recette : 8.3M$

Rentabilité : 106%


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