HOW IT ENDS
- Sly L.

- 20 déc. 2025
- 6 min de lecture
How It Ends est un road-trip post-apocalyptique qui mise sur la tension et le casting plutôt que sur un scénario original. Malgré une ambiance prenante et des interprétations solides — Forest Whitaker en père protecteur, Theo James dans le rôle principal — le film laisse un goût de frustration pour les spectateurs aguerris du genre.
Pourquoi How It Ends reste-t-il décevant pour les fanas du genre post-apocalyptique ?
Pourquoi a-t-il laissé du monde sur le bas coté ?
Quelle est la principale frustration ?
Je tente de répondre à ces deux questions dans ma chronique en vous parlant du film de David M. Rosenthal en étant le plus objectif possible.
Retrouvez la chronique tranchante de Sly .
Navigation rapide
La chronique >>> Lire
Qu'en pense Zap & Mat ? >>> Lire

HOW IT ENDS
Un film de David M. Rosenthal
Année : 2018
Titre original : How It Ends
Sorti en salle : 10 avril 2020
Durée : 1h 53min / 113min
Genre(s) : Action, Thriller post-apocalyptique
Scénario : Brooks McLaren
Nationalité(s) : États-Unis
Distributeur : Netflix
Productions : Paul Schiff Productions, Sierra / Affinity
Récompense(s) : /
Tous publics
Thématique et sujets abordés | Les émotions |
Survie et entraide, Confrontation aux limites humaines, Chaos et imprévisibilité | Tension, Suspense, Méfiance, Frustration |
Retrouvez les stars : Theo James, Forest Whitaker, Kat Graham, Grace Dove, Mark O’Brien
Le synopsis :
Une mystérieuse apocalypse déclenche une vague de désinformation et un déluge de violence. Un homme, accompagné d'un beau-père dont il n'est pas proche, prend la route et affronte le chaos pour sauver sa femme enceinte à l'autre bout du pays.
Pour voir ou revoir
>>> How It Ends <<<
La bande annonce
La chronique de Sly

How It Ends, de David M. Rosenthal - 2020
Quand le voyage compte plus que la destination…
How It Ends traîne derrière lui une réputation peu flatteuse. Dans la jungle des productions Netflix, il est souvent rangé trop vite dans la catégorie des « films oubliables », voire expédié d’un revers de main comme un énième post-apocalyptique sans âme. Et pourtant, s’il est loin d’être une réussite totale, le film de David M. Rosenthal mérite sans doute un regard un peu moins expéditif.
L’histoire est simple : après une catastrophe mondiale inexpliquée, Will, jeune avocat promis à une carrière toute tracée, traverse un pays en plein effondrement pour rejoindre sa compagne enceinte. Il est accompagné de Tom, son futur beau-père, ancien militaire rigide et méfiant. Un duo que tout oppose, réuni par l’urgence et la survie. Sur le papier, le potentiel est réel.
Et c’est précisément là que le film joue sa carte la plus solide : les personnages et leurs interprètes.
Theo James incarne sans forcer cet homme ordinaire confronté à une situation qui le dépasse. Son personnage n’a rien d’un héros né, et c’est dans l’épreuve qu’il est censé se construire. Face à lui, Forest Whitaker apporte une véritable épaisseur au film. Dans le rôle de cette figure paternelle protectrice, autoritaire mais profondément humaine, l’acteur impose une présence rassurante, presque morale. À lui seul, il donne de la crédibilité à un récit qui en manque parfois. Chaque scène partagée avec Theo James repose davantage sur les silences et les regards que sur les dialogues, et c’est souvent là que le film est le plus juste.
Le problème, c’est que How It Ends s’étire. Beaucoup. Le road-movie post-apocalyptique devient un périple en voiture interminable, rythmé par une succession de rencontres prévisibles : auto-stoppeurs hostiles, survivants méfiants, menaces à peine voilées. Le film donne parfois l’impression que l’apocalypse n’a laissé derrière elle qu’une humanité exclusivement composée de tueurs, de pillards et de traîtres. Une vision un peu simpliste, déjà vue ailleurs, et rarement nuancée.
Mais le vrai point de fracture reste le scénario, qui n’ose jamais aller au bout de ses promesses. La catastrophe mondiale, moteur du récit, demeure totalement inexpliquée. Mystère volontaire ou facilité scénaristique ? Le film semble vouloir entretenir une ambiguïté sur son événement déclencheur, mais sans jamais la nourrir suffisamment. Résultat : ce flou, loin de renforcer la tension, finit par frustrer. On attend des réponses, ou au moins une direction claire. Elles ne viennent pas.
Le titre, How It Ends, laisse espérer une réflexion sur la fin, sur la manière dont une société ou des individus font face à l’inconnu. Mais le film s’arrête précisément là où l’on attend un point d’orgue. La conclusion laisse un goût d’inachevé, donnant l’impression que certaines intrigues secondaires ont été abandonnées en cours de route, comme si le film refusait de choisir entre le drame intimiste et le récit post-apocalyptique plus ambitieux.
Et pourtant… malgré tout cela, How It Ends n’est pas un désastre. Sa mise en scène est soignée, sa photographie souvent efficace, et son casting largement au-dessus de la moyenne du genre. Il peut surprendre les spectateurs peu familiers des récits post-apocalyptique, et séduire par son approche plus humaine que spectaculaire. Ceux qui accepteront de ne pas avoir toutes les réponses pourront y voir un film davantage centré sur le comportement humain face à l’effondrement, que sur l’effondrement lui-même.
En définitive, How It Ends est un film banal mais pas indigne, frustrant mais pas vide, porté par des acteurs investis et plombé par un scénario qui n’ose pas conclure. Il ne révolutionne rien, ne marque pas durablement, mais peut, malgré ses limites, susciter une certaine curiosité.
Un film imparfait, inabouti, mais pas totalement inutile. À découvrir si l’on accepte le voyage… sans être sûr d’aimer la destination
Sylvain Léon
Le 18 décembre 2025
Une appréciation personnelle de 11/20, un survival trop timide.
Et si on demandait les avis de Mat et de Zap ?
Zap & Mat ne sont pas d'accord !
Mat : Je vais être clair : How It Ends n’est pas le chef-d’œuvre post-apocalyptique du siècle, mais il mérite mieux que le sempiternel « encore une daube Netflix ». Il y a une vraie atmosphère, un vrai casting, et une volonté de raconter l’effondrement à hauteur d’homme.
Zap : À hauteur d’homme, peut-être. Mais surtout à hauteur de compteur kilométrique. J’ai vu des GPS plus nerveux que ce film.
Mat : Le cœur du film, ce sont ses acteurs. Theo James fonctionne bien en homme ordinaire plongé dans une situation qui le dépasse. Il ne joue pas les héros, il apprend. Et surtout, Forest Whitaker. Lui, il porte le film à bout de bras. Son personnage de figure paternelle rigide, protectrice, parfois étouffante, apporte une vraie densité émotionnelle.
Zap : Forest Whitaker, oui. Le seul à donner l’impression d’avoir lu un scénario… même incomplet. Il protège tout le monde, y compris le film lui-même.
Mat : Le duo fonctionne parce qu’il repose sur la méfiance, le silence, la tension contenue. Ce n’est pas de l’action permanente, c’est un drame déguisé en survival.
Zap : Un drame, d’accord. Mais déguisé avec un filtre “route infinie + pneus crevés”. À un moment, j’ai cru que l’apocalypse, c’était surtout l’absence de raccourcis.
Mat : Beaucoup reprochent au film de ne pas expliquer la catastrophe. Personnellement, je trouve intéressant ce choix de se concentrer sur les conséquences humaines plutôt que sur les causes. On est perdus comme les personnages, et c’est aussi ça le propos.
Zap : Ou alors, c’est une très belle façon de dire : « on n’avait pas la réponse ». Le mystère, c’est bien. Le flou paresseux, moins.
Mat : Certes, le scénario n’exploite pas toutes ses intrigues secondaires, et la fin laisse sur sa faim. Mais le film propose une vraie réflexion sur le comportement humain quand le cadre disparaît : méfiance, peur, instinct de survie.
Zap : Sauf que chez Rosenthal, quand le cadre disparaît, il ne reste visiblement que des psychopathes armés et des gens très très mal intentionnés. L’humanité version DLC sombre.
Mat : Malgré tout, la mise en scène est propre, la tension est parfois efficace, et certaines séquences fonctionnent vraiment. Ce n’est pas un film vide, juste un film qui n’ose pas aller au bout.
Zap : Voilà. How It Ends, c’est un film qui démarre à la pompe, roule longtemps… et s’arrête avant la sortie d’autoroute.
Le verdict de Zap & Mat
Mat : Un film imparfait mais sincère, porté par un casting solide et une vraie intention dramatique. Il mérite au moins qu’on lui donne sa chance, sans attendre un grand spectacle.
Zap : Un film frustrant, étiré, inabouti… mais sauvé du naufrage total par Forest Whitaker et une ambiance correcte. Ce n’est pas la fin du monde, juste deux heures qu’on ne récupérera pas entièrement.
La notoriété
How It Ends est sorti le 10 avril 2020 sur la plateforme Netflix France
Un échec critique & commercial
Grâce à sa diffusion sur Netflix, How It Ends a été vu dans de nombreux pays et discuté à l’international. Son casting solide, notamment Forest Whitaker, lui a permis de capter l’attention malgré un scénario convenu et des critiques souvent négatives.
Un film visible et commenté, mais pas un succès critique majeur.
IMDB 5.1/10 | ALLOCINE 1.7/5 |
METACRITIC 3.7/10 METASCORE 36/100 | SENSCRITIQUE 4.4/10 |
ROTTEN TOMATOES 1.8/5 17% d'avis positifs | CINETRAFIC ../5 |
Résultat au box office :
Budget : .. M€
Recette : .. M$
Rentabilité : ..%
Laissez-vous tenter et revenez nous donner votre ressenti juste en dessous ;).
Ce film figure dans plusieurs Flop !

Flop commercial
Flop critique







Commentaires